Le traducteur, un entrepreneur

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Dans ce premier enregistrement audio, je vous dévoile mon arme secrète

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Mon arme secrète

Son parcours professionnel lui a permis de bien cerner le monde de l’entreprise et ses fonctionnements, puisqu’il a travaillé pour des sociétés très différentes, que ce soit au niveau du secteur, du nombre d’employés, du chiffre d’affaires, du rayonnement international ou du standing.

Depuis 2010, c’est lui qui me conseille dans mon activité de traductrice. Il m’a aidée à mettre en place de nombreuses procédures, m’a appris à gérer la relation avec le client et relit mes e-mails en cas de tension.

Il est temps que vous fassiez la connaissance de mon mari : Olivier.

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Mon arme secrète : Olivier
Mon arme secrète
Plan de l’entretien
  • En quoi le rapport de sous-traitance entre les agences de traduction et les traducteurs diffère-t-il du rapport de sous-traitance d’autres secteurs ?
  • Différences entre le professionnel et l’amateur
  • Incidence sur l’attitude des agences de traduction
  • La position du traducteur et son évolution
  • 3 attitudes de l’entrepreneur :
    • investissement (financier, temps, personnel)
    • gestion (ressources informatique, temps, compétences et analyse a posteriori)
    • état d’esprit (à l’écoute, courtoisie, flexibilité)

L’immobilisme ne fait pas partie de l’entrepreneuriat.

  • Gagner sa vie

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Enregistrement de notre entretien

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Il y a faire un métier dans le simple but de s’enrichir et faire un métier qui, parce qu’il est exercé dans de bonnes conditions, permet de s’enrichir.

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Merci de votre attention.

J’espère que cet entretien donnera lieu à des échanges intéressants.

Nous attendons vos commentaires, questions et suggestions avec impatience.

9 Réponses

  1. Emma GUERRY

    C’est un entretien qui résume bien les fonctions multi-casquettes du traducteur. Mais il est important de souligner que lorsque l’on débute, on ne possède pas entièrement toutes les qualités requises. On a tous des points faibles : il y évidemment un processus de formation permanent qui doit être mis en place mais je pense aussi que nous sommes des autodidactes car rien ne vaut la réalité du terrain. La formation se fait aussi là : on apprend des erreurs commises, je pense notamment aux tarifs bas que j’ai pu accepter au tout début et que j’assimile aujourd’hui à de l’exploitation. Mais justement, comment rivaliser parfois avec certains traducteurs qui acceptent des tarifs très bas ? Je voulais également revenir sur l’investissement financier du traducteur pour une production de qualité : petit commentaire sur la France où le métier de traducteur est très peu pris en considération. Je m’explique : on doit tout payer et majoritairement au prix le plus fort. Si on a réussi à cumuler des heures de formation grâce à son statut de salarié, on peut bénéficier d’un compte de formation mais malheureusement les seules formations existantes sont pour l’enseignement et se restreignent aux langues anglaises et espagnoles. Pas de formation prise en charge par les organismes pour aider l’entrepreneur traducteur dans son développement commercial, sa productivité… Mais il y a aussi tous les points positifs du travail de traducteur : gérer son temps de travail, pouvoir choisir ses domaines de spécialisations et ses projets (si, parfois c’est possible), constituer son réseau et choisir ses collaborateurs et clients (car on a aussi le droit de ne plus vouloir travailler avec un client). Tout ceci permet notre épanouissement professionnel, et par ricochets aussi personnel. Merci Manuela et Olivier pour cet entretien très réaliste de notre métier. À très vite pour d’autres interviews? Emma

    • Merci pour ton commentaire, Emma.
      Disons qu’en tant qu’indépendants nous devons également porter la casquette d’entrepreneur et ce n’est pas évident. Rares sont les traducteurs qui ont été formés (ou préparés) à la gestion de leur propre entreprise, c’est là que le bât blesse.
      Comme dans tout métier, nous apprenons sur le tas et de nos erreurs. Ah, les tarifs… cette problématique n’est jamais bien loin 😉
      Quant aux investissements, je nous estime chanceux :
      – nous fournissons un service, nous n’avons aucun stock ;
      – nos besoins en termes d’infrastructure de base sont très limités (un bureau, un ordinateur et une connexion Internet suffisent pour se lancer)
      – nos outils sont abordables.
      Soyons positifs, si l’on nous compare à un dentiste, à un petit commerçant, à un mécanicien automobile ou à un chauffagiste, nous sommes favorisés.

  2. Laurent P.

    Si je croise les infos de cet interview avec d’autres glanées par-ci par-là :
    – courtoisie
    – professionnalisme
    – et surtout, se mettre dans la « peau » du client pour savoir ce qu’il veut. Je crois que c’est la partie qui me plaît le plus, ça donne l’impression d’être utile à quelqu’un, c’est très gratifiant.

    Laurent.

    • En effet, Laurent, comme le dit Olivier : il nous revient de proposer des solutions qui correspondent aux besoins du client et non à nos envies. L’écoute est capitale.

  3. Laurent P.

    Petit ajout :

    Il y a en revanche quelque chose de difficile à balancer, c’est l’équilibre entre la courtoisie professionnelle (par exemple par échange de mails) et le fait de se répéter. Je m’explique. Lorsque vous échangez plusieurs fois/jour avec une agence, plusieurs jours d’affilée, les formules de politesse répétées sur chaque e-mail deviennent lourdes à la longue. Alors je suis toujours en train de balancer entre être plus direct (au risque de « froisser » le destinataire) ou continuer à être « pro et poli » (au risque de devenir trop « mielleux »). Du coup j’opte pour un style plus « léger » et austère sur les e-mails intermédiaires, et un style « pro et poli » sur le dernier, qui recèle généralement tous les documents traduits.

    • Ça dépend vraiment du contact avec le client, c’est aussi une question de culture.
      Dans les cas d’échanges ping-pong, les formules de politesse habituelles sont souvent inutiles.

  4. Pascal Mascheroni

    Manuela et Olivier,

    Merci pour cet entretien, qui m’éclaire un peu plus sur les problématiques que j’ai pu rencontrer ces dernières semaines. Excellente synthèse de ce qu’est la vie d’une entreprise et d’un entrepreneur (j’ai eu l’occasion d’échanger avec des entrepreneurs dans différents domaines), et point de vue intéressant sur les agences de traductions…

    • Merci beaucoup, Pascal.
      Notre travail nous a quelque peu éloignés des médias sociaux, mais nous reviendrons en force dès la mi-septembre.
      Au plaisir de vous lire.

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