Collaborer avec les bonnes personnes

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Pas toujours facile de trouver un bon collaborateur, un traducteur avec lequel on se sent totalement en confiance. Quels sont les principaux critères à prendre en considération ?

Malheureusement, le tarif est souvent considéré comme le critère numéro un alors que la qualité globale de la traduction devrait être le critère privilégié. Cependant, n’est pas toujours aisé de se faire une réelle idée des aptitudes d’un traducteur. Voici quelques outils dont nous disposons pour l’évaluer :

la renommée : les commentaires laissés par d’anciens clients les recommandations. Même si l’on ne voit généralement que des commentaires positifs, cela indique que certains clients sont assez contents pour le recommander.

un petit test : si l’on est apte à vérifier et à valider la traduction, un petit test de quelques lignes pourra donner une idée des aptitudes du traducteur. Pour qu’il soit pertinent, celui-ci doit cibler des points essentiels en quelques phrases.

les « traces » laissées dans la langue cible par le traducteur : Internet regorge littéralement de traces de toutes nos interventions. Bien que le site Internet un traducteur ainsi que ses différents profils et blogs puissent constituer des indices intéressants, il ne faut pas négliger les forums et les réseaux sociaux. Parfois, les écrits de certains dans leur langue maternelle peuvent être édifiants.

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Le respect des délais. Ce critère est extrêmement important. Malheureusement, seuls l’expérience personnelle et les commentaires d’anciens clients peuvent nous éclairer à ce propos.

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La précision de la traduction. Là encore, mis à part un test pointu et les expériences vécues rapportées, seule la spécialisation du traducteur peut constituer un indice. Le fait que certains se spécialisent en quelques mois/années dans un grand nombre de domaines totalement différents peut laisser songeur.

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L’ancienneté. Bien qu’elle ne soit pas un seul un gage de qualité, il faut avouer que les vingt premiers mois en tant que traducteur sont souvent ceux de la découverte des failles, des limites et des erreurs.

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Quels critères ai-je oublié ? Quels sont ceux qui vous semblent les plus importants à prendre en considération dans le choix d’un traducteur et, pourquoi pas, d’un client ? Hésitez pas à nous faire partager votre avis.

4 Réponses

  1. Véronique Faucheux

    Chère Madame,
    Vous avez oublié un critère essentiel : l’honnêteté… Dans la profession, les pratiques malhonnêtes sont malheureusement courantes.
    En ce qui concerne l’ancienneté, ce n’est pas selon moi un critère essentiel. Il y a des traducteurs qui ont plus de quinze ans d’expérience et qui malgré tout, ne sont pas de bons traducteurs. L’inverse est tout aussi vrai : certains traducteurs qui exercent depuis peu leur profession peuvent être excellents. Il est dangereux de généraliser. C’est exactement comme pour la conduite automobile : un chauffard restera toujours un chauffard quelle que soit l’ancienneté de son permis.

    Bien cordialement,
    Véronique Faucheux

    • En effet, Véronique, l’honnêteté est un critère important. Cependant, j’avoue qu’en quatre ans je n’ai pas rencontré de personne foncièrement malhonnête (ou très peu), et puis, je reste un peu idéaliste, sans doute.
      Concernant l’expérience, je suis d’accord avec vous, un traducteur peut être mauvais, même après de nombreuses années de pratique. Mais, quand même, c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Quel que soit son métier ou son activité, rien ne remplace l’expérience. Nous faisons tous des erreurs. Partant du principe que l’on sait en tirer parti, il est logique que l’on en commette moins au fil du temps.

  2. Véronique Faucheux

    J’ai oublié d’ajouter que le fait qu’un traducteur soit membre d’une association comme la SFT n’est absolument pas un gage de qualité et d’honnêteté.

    Cordialement,
    Véronique Faucheux

    • Les conditions d’adhésion à la SFT sont les suivantes : être traducteur en activité, souscrire à son Code de déontologie, exercer à titre professionnel, exercer légalement.
      Son code de déontologie inclut les bonnes pratiques commerciales et la qualité du travail. Mais, évidemment, si l’on ne se fonde que sur la bonne foi…

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